"On sue sang et larmes" : les cinq maux qui gangrènent les études de médecine

étudiants en médecine
Des infirmiers dans le service de chirurgie orthopédique des hôpitaux du Léman, à Thonon (Haute-Savoie), le 21 mai 2015. (AMELIE-BENOIST / BSIP / AFP)

"Nous sommes fatigués et saturés. Les organisateurs de l’un des plus importants examens de notre vie se foutent complètement de nous." Caroline Beaugrand est au bord de l'épuisement. Comme elle, près de 9 000 étudiants en sixième année de médecine ont dû repasser, jeudi 22 juin, deux épreuves d'"analyse de dossier clinique progressif" du concours qui détermine suivant le rang obtenu leur spécialité et leur lieu de formation – autrefois appelé l'internat. En cause : "une rupture d'égalité entre les étudiants", selon l'Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF).

Un dysfonctionnement qui a mis de nouveau en lumière les difficultés rencontrées par les étudiants en médecine et les souffrances qu'elles entraînent. D’après une étude sur leur santé mentale, publiée le 13 juin, 66% des jeunes et futurs médecins souffrent d’anxiété, contre 26% de la population française. De même, ils seraient près de 28% atteints de troubles dépressifs, contre 10% des Français. Alors que la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, doit rencontrer, mardi 27 juin, les syndicats d’externes et d’internes, franceinfo a interrogé certains représentants et des étudiants pour qu'ils livrent leur diagnostic sur ce cursus.

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