La saga des rééditions : éternelle jeunesse

Passion automobile
fiat 500
fiat 500 ancienne et nouvelle génération !

Si une voiture « normale » a un cycle de vie assez bref, certaines icônes du design semblent au contraire intemporelles. La nostalgie fait vendre et les constructeurs l’ont parfaitement compris en multipliant les rééditions...

alpine_a110-1600_s.jpgALPINE A 110 : Revival !
Louis Schweitzer, PDG de Renault jusqu’en 2005, scellera l’arrêt d’Alpine en 1995. Un arrêt désolant dans la mesure où la France rayonne dans tous les domaines d’excellence…excepté l’automobile. Une lacune de taille réparée aujourd’hui par Carlos Ghosn, sous l’insistance, il faut l’avouer, de Carlos Tavares, vrai passionné d’automobile et alors numéro 2 du groupe. Cela valait la peine d’attendre car la nouvelle Alpine, baptisée comme son illustre ancêtre « A 110 », a tous les atouts pour convaincre. Outre un style séduisant qui puise largement son inspiration dans le passé, l’A 110 « 2017 » reste fidèle aux fondamentaux d’Alpine, en misant tout sur le plaisir de conduire. Au menu, un poids très « light » de 1 080 kg, une structure ultrarigide en aluminium et un 1.8 turbo de 252 ch installé en position centrale arrière (pour équilibrer les masses), couplé à une boîte à double embrayage à 7 rapports. La France va de nouveau pouvoir briller parmi l’élite automobile. Cocorico !
À partir de 58 500 €
Puissance : 252 ch

audi_tt-4.jpgAUDI TT : Intemporel
Avant, une Audi, c’était une auto d’ingénieur sérieuse et bien construite, privilégiant la fonction et l’efficacité sur la forme. Mais ça, c’était avant qu’Audi ose lancer le premier TT, en 1997. Un véritable choc visuel, à commencer par cette ligne offrant une parfaite symétrie, comme le laisse supposer son nom énigmatique, qui fait référence à la mythique course du Tourist Trophy. Vingt ans plus tard, le TT, subtilement modernisé sur la forme, est toujours au catalogue, et Audi est devenue une marque « design ». De jolie gravure de mode « tendance », le TT s’est entre-temps découvert des moeurs sportives et il a sérieusement musclé son jeu. Construit désormais majoritairement en aluminium pour combiner légèreté et rigidité, le TT de 3e génération offre jusqu’à 400 ch dans sa redoutable déclinaison « RS », fraîchement commercialisée. Mais ce petit bijou bourré de technologies high-tech, doté du fameux « cockpit virtuel », propose ses services avec des blocs bien plus sages… et même en diesel !
À partir de 38 620 €
Puissance : de 180 ch à 400 ch (RS)

mustangdrivedeauville2015_04.jpgFORD MUSTANG : Captain America
On le sait, les Américains sont restés de grands enfants et, après-guerre, toute la jeune génération issue du baby-boom se passionne pour la chose automobile. Nous sommes en pleines « Trente Glorieuses », le pétrole bon marché coule à flot et cette « fureur de vivre » gagne bientôt tout le continent. Ford, en tant que roi du marketing, hume parfaitement les besoins de cette belle époque pleine d’insouciance. Le géant de Detroit révolutionne l’automobile en lançant un coupé sportif au look démentiel, de surcroît très abordable : la Mustang ! Nous sommes en 1964 et, très vite, la Mustang devient une voiture « culte », adorée des stars. Johnny Halliday en possédera une, Roger Vadim aussi, et la Mustang crèvera l’écran dans Un homme et une femme (Claude Lelouch), mais aussi dans Le Gendarme de Saint-Tropez ou encore dans Bullitt, avec Steve McQueen au volant, dévalant les rues de San Francisco. Mieux, la Mustang gagnera ses galons d’authentique sportive en recevant des préparations de qualité, les plus fameuses étant signées par Carroll Shelby, le père de la mythique AC Cobra. C’est assez pour faire de la Mustang une légende roulante. Déclinée en coupé et en cabriolet, elle a été remise au goût du jour voilà deux ans par Ford USA, qui a la bonne idée de la commercialiser chez nous. La version d’appel, équipée d’un « modeste » 4 cylindres 2.3 issu de la Focus RS, a le bon goût de s’afficher au prix d’une banale berline, sans délaisser les performances (317 ch). Et pour jouer à « Captain America » et faire fumer la gomme, il reste toujours la méchante GT au goût sauvage mue par un bon gros V8 « made in USA » de 421 ch.
De 37 500 € à 46 500 €
Puissance : de 317 ch (2.3 Ecoboost) à 421 ch (V8 GT)

mazda_mx-5_1989.jpgMAZDA MX-5 : Banzaï !
Malgré une météo réputée quelque peu humide, les Anglais, avec un certain humour, ont inventé le roadster, ce petit cabriolet à deux places offrant un excellent rapport-poids-puissance… et donc de vraies sensations de conduite ! Mais durant les années 1980, le naufrage de l’industrie automobile britannique a emporté, pour toujours pensait-on, les célèbres Austin Healey, Triumph « TR » et autres MG. Un véritable manque comblé avec maestria au début des années 1990 par… le japonais Mazda ! Bien inspiré, Mazda a repris aux Anglais tout ce qui fait le succès d’un roadster (bonne bouille, centre de gravité bas, mécanique simple, prix attractif)… en apportant la fiabilité. Après plus d’un million d’exemplaires écoulés dans le monde (un record pour la catégorie), la désormais mythique MX-5 en est à sa quatrième génération. Même si elle reste fidèle aux fondamentaux qui ont fait son succès, elle propose désormais ses services en version Targa à toit rétractable « RF ».
À partir de 25 300 €
Puissance : de 131 ch à 160 ch

morris_mini_super_1962.jpgMINI : Fashion victim
Née en 1959, la géniale Mini révolutionne l’automobile en posant, ni plus ni moins, les jalons de la citadine moderne.Elle offre en effet un excellent rapport encombrement-habitabilité en adoptant un moteur transversal. Abordable au plus grand nombre, l’adorable Mini est devenue progressivement une monture réellement sportive grâce aux déclinaisons signées par John Cooper, mais aussi de plus en plus chic à travers ses innombrables séries limitées (Mayfair, British Open, After Eight…). Un filon que saura parfaitement exploiter l’allemand BMW, propriétaire de la petite anglaise depuis la fin des années 1990. Bien inspiré, BMW saura préserver la bouille inimitable de la Mini tout en lui apportant le confort et la polyvalence qui lui manquait. Bien qu’elle soit de moins en moins… mini, la Mini de troisième génération qui nous est désormais proposée est un incontestable succès commercial, à savourer en 3 portes, en 5 portes, en cabriolet, en break et même en SUV hybride !
À partir de 16 700 €
Puissance : de 75 ch à 231 ch (John Cooper Works)

jeep_cj-2a_-_1945-1949_focus.jpgJEEP WRANGLER : Dur à cuir
Juin 1944… Au milieu des colonnes de fumée, sous le feu allemand, un petit 4x4 se fraie vaillamment un chemin sur les plages normandes. C’est ainsi que la France, puis le reste du monde, va découvrir la mythique Jeep Willys. La guerre terminée, la vénérable Jeep, devenue  ymbole d’une liberté retrouvée, se trouve réformée des grandes manoeuvres et elle doit pour survivre affronter la vie civile. Elle va se convertir avec bonheur à la société des loisirs et devenir « Wrangler » en 1986. Inoxydable, cette « dure à cuir » va sans cesse se bonifier, tout en restant un authentique tout-terrain, capable de prouesses en franchissement. Disponible initialement en 3 portes 4 places seulement, avec une capote ou un hard-top, la Wrangler va même se découvrir des moeurs plus familiales en adoptant un empattement allongé et deux portes de plus ! Et si jadis le choix se limitait à vert kaki ou… vert kaki, une gamme d’accessoires longue comme le bras permet désormais de la personnaliser à volonté. Pour faire sa Jeep.
À partir de 40 000 €
Puissance : de 200 ch (CRD) à 284 ch (V6)

range_rover_1970_focus.jpgRANGE ROVER : Auteuil, Neuilly… Djibouti
En tant que véritable « couteau suisse automobile », le Range a inventé le SUV moderne, en combinant des aptitudes en hors-piste, un confort de berline, une habitabilité de break à un niveau de performances jamais vu dans la catégorie. Il est pourtant né assez rustique en 1970, voilà près de 50 ans, en carrosserie 2 portes seulement avec pour seul moteur un V8 3.5 à carburateur. En 1981, il gagne le célèbre « Paris-Dakar », mais aussi deux portes de plus et des équipements luxueux, réservés jusqu’alors aux voitures de luxe. La légende du Range est en marche ! Souvent copié, jamais égalé, le Range toise ses rivaux par son chic et son élégance naturelle, et il reste autant à l’aise dans les pires bourbiers que devant le palais de Sa Majesté la reine à Balmoral. Aujourd’hui, tandis que le Range « Classic » de première génération est devenu une icône en collection, Land Rover propose une quatrième mouture au style préservé qui surclasse toujours la concurrence, en termes de prestations… et de prix.
À partir de 98 600 €
Puissance : de 258 ch à 510 ch

porsche_911_carrera4_gt-1.jpgPORSCHE 911 : Éloge du Grand Tourisme
Avouer que l’on possède une 911 ne veut strictement plus rien dire tant cette sportive iconique a fortement évolué avec les années. De quelle 911 parlet-on ? D’une brave 2 litres « classique » d’à peine 130 ch du début des années 60, ou d’une bestiale « Turbo S » dernier cri de 580 ch, semblable à un TGV de la route ? Et encore, je passe sur les innombrables versions (2 ou 4 roues motrices, S, GT3…) et déclinaisons proposées (coupé, cabriolet, Targa…). Le plus incroyable, c’est que Porsche, doutant de la pertinence de l’architecture du « tout à l’arrière », voulait mettre un terme à la 911 dans les années 1980 en lançant de nombreux modèles à moteur avant (924, 944 et 928).Vous connaissez la suite de l’histoire. Ces Porsche à moteur avant, pourtant techniquement idéales, sont parties au musée, tandis que la 911, véritable bonne à tout faire, reste une valeur sûre du catalogue. Et de la catégorie tout court pourrait-on ajouter, tant ce monstre de polyvalence reste le maître étalon des GT…
À partir de 100 225 €
Puissance : de 370 ch (Carrera) à 580 ch (Turbo S)

db2016au00491_large.jpgVOLKSWAGEN COCCINELLE : Cox en stock
Paradoxalement, la voiture la plus « coool »de l’histoire est née dans les années les plus sombres, de la volonté d’un certain… Adolph Hitler ! Nous sommes au milieu des années 1930 et le régime nazi, fasciné par les innovations techniques, se sert de l’automobile comme outil de propagande. Pendant que les Mercedes et Auto Union, financées à grands frais par le IIIe Reich, écrasent la concurrence lors des Grands Prix, Hitler fait bâtir les premières autoroutes et demande au génial Ferdinand Porsche d’imaginer une « voiture du peuple » (littéralement la « Volks Wagen »),accessible au plus grand nombre. C’est ainsi que la Coccinelle voit le jour en 1938, sa carrière étant interrompue durant la guerre. À la Libération, plutôt que d’humilier l’Allemagne, les Anglais ordonnent la mise en production de cette fameuse Coccinelle, voiture populaire par excellence, qui répond alors parfaitement aux besoins de l’époque. Outre son aspect sympathique, la « Cox » est saluée par la simplicité de sa conception et sa robustesse. De belles qualités qui lui permettront de battre quelques records de longévité : elle sera produite au Mexique jusque dans les années 1990 à plus de 21 millions d’exemplaires ! Volkswagen la relancera sous le nom de Beetle au début des années 2000, le nom de Coccinelle étant remis au goût du jour depuis 2011, sur l’actuelle génération. Si la Cox d’aujourd’hui séduit par ses rondeurs et son look rétro, elle est pourtant bien moderne et se pose comme l’antithèse de son ancêtre. Bâtie sur un châssis de Golf, elle reçoit un moderne moteur refroidi par eau, placé à l’avant, et elle délivre même, en berline comme en cabriolet, jusqu’à 220 ch sur les roues avant. Seul bémol : son tarif n’a plus rien de « populaire »…
De 18 270 € à 36 000 €
Puissance : de 105 ch (1.2 TSI) à 220 ch (2.0 TSI)

fiat_500_1957.jpgFIAT 500 : Conservation longue durée
Le fameux « pot de yaourt », c’est LA Fiat populaire de l’après-guerre qui a remis l’Italie sur les routes. Devenue désuète à la fin des années 1960, la mythique 500 a fait son come-back voilà une dizaine d’années en suivant la stratégie adoptée par Mini. Sur la forme, on reconnaît bien l’icône italienne, même si, normes de sécurité obligent, elle a pris de l’embonpoint. Et comme pour la Mini, Fiat décline sa 500 en une famille, avec un SUV (modèle « x ») et même un monospace compact (« L »). Mieux, la 500 est aussi, comme jadis, disponible en déclinaison sportive Abarth, pour affoler les chronos ! À l’intérieur, malgré un look rétro assumé, la 500 vit avec son temps, offrant tout le confort et l’équipement d’une voiture d’aujourd’hui. Un plaisir raisonnable, facturé à moins de 13 000 € en entrée de gamme. Oui, la 500 est restée également populaire…
À partir de 12 590 €
Puissance : de 69 ch à 190 ch (Abarth 695 Biposto)

fiat_124_1966_.jpgFIAT 124 SPIDER : Dolce Vita
À la fin des sixties, âge d’or de l’automobile « plaisir », de nombreux constructeurs proposaient un coupé populaire ou un petit roadster. Fiat ne dérogeait pas à la règle en vendant un 124 Spider particulièrement élégant. Et sportif à l’occasion, puisque de 1972 à 1975, une déclinaison « Abarth » figurait au catalogue. L’an passé, sans doute motivé par les bons résultats affichés par la 500, Fiat nous refait le coup de la voiture néo-rétro en relançant la 124 Spider. Bien que basée sur un châssis de Mazda MX-5, l’auto est méconnaissable et fait clairement référence à son ancêtre. Ceci est encore plus flagrant en variante « Abarth », elle aussi remise en selle, identifiable au premier coup d’oeil avec son capot noir mat « antireflet ». Une vraie italienne, taillée pour la frime, mais proposée à un prix pas vraiment « Fiat », fixé à 40 000 €.
À partir de 28 250 €
Puissance : de 140 ch à 170 ch (Abarth)

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