L'électrique : la nouvelle tendance 2018 ?

DOSSIER / DEUX-ROUES

Avec une croissance à deux chiffres en France, le marché des deux-roues électriques est en pleine expansion même s’il représente moins de 1 % du marché. Quels avantages ? Quelles catégories ? Et si c'était le moment de s'y mettre...

Avec une croissance de 23,2 % pour les équivalents 50 cm3 et 46,6 % pour les plus de 50 en 2017, les motos et scooters « propres » sont de plus en plus attirants. Un processus se met en place : une demande forte amène une offre croissante et vice-versa. Toutefois, il faut raison gardée : tout cela reste une microniche de marché. Sur le segment des deux-roues électriques équivalents 125 cm3 et plus, avec environ 700 véhicules immatriculés l’an dernier, cette famille ne représente que 0,71 % de part du marché total des véhicules neufs 125 et plus ! Mais la tendance vers une motorisation électrique semble se confirmer. Tous les acteurs s'y intéressent de près et tout le monde observe… En attendant, que devezvous savoir sur le sujet ?

LES AVANTAGES : Les deux-roues électriques disposent d’atouts sérieux.

  • La durée de vie des batteries, autrefois pointée du doigt, est en progrès : chez Zero, la durée de vie d’une batterie varie de 290 000 à 730 000 km ! BMW, pour son scooter C-Evolution, annonce qu'après cinq ans d'utilisation, les batteries resteront performantes à 80 %. Le problème se pose(ra) donc davantage sur le marché de l’occasion que du neuf, d’autant que le coût de remplacement d’une batterie équivaut parfois à la moitié de la valeur du véhicule… Les deux-roues électriques se rechargent sur une prise de courant 220 V pour une charge dite « lente » (6 à 8 h). Pour les recharges rapides, il est possible d’utiliser un chargeur spécifique (1 à 4 h).
  • En dehors des consommables (pneus, plaquettes ou chaîne/courroie de transmission), l’entretien d’un deuxroues électrique est réduit à néant ! Pour les modèles disposant d’un système de refroidissement par huile, une vidange annuelle est conseillée, tout au plus.
  • À noter : à puissance équivalente, le certificat d’immatriculation d’une moto électrique est également moins onéreux qu’un équivalent thermique en raison du mode de calcul de la puissance fiscale, plus favorable. Les véhicules électriques de moins de 11 kW (équivalents 125 cm3) sont accessibles dès 16 ans avec un permis moto A1, ou bien dès 20 ans avec un permis B et 7 h de formation. Pour les modèles plus puissants, jusqu’à 35 kW, le permis A2 est requis. Le permis moto A est imposé pour les deux-roues électriques de plus de 35 kW.
  • Depuis le 1er janvier 2017, le gouvernement accorde pour les motos, tricycles et quadricycles électriques une prime de 250 € par kWh (la capacité des batteries) mais limitée à 27 % du prix avec un plafond de 1 000 €. Une condition toutefois : le propriétaire qui la demande doit s’engager à ne pas céder son véhicule dans un délai d’un an minimum.

LES CATÉGORIES :

  • Il y a d’abord les équivalents 50 cm3 moins de 4 kW, une catégorie qui représente 6,19 % du marché des cyclomoteurs. Ligier Pro est le plus important revendeur en France (857 immatriculations), essentiellement aux professionnels et aux administrations (La Poste).
  • Derrière, on trouve l’allemand Govecs avec de beaux scores (722 immatriculations) grâce à ses flottes entre autres destinées aux loueurs en libre-partage (comme Cityscoot). Ce marché explose, les nouveaux acteurs s’y multiplient (Archos, Askoll, GoodYear, Niu…).
  • Pour les scooters équivalents 125 thermiques et plus, derrière BMW et son C-Evolution, largement leader, quelques marques écoulent plusieurs dizaines d’exemplaires.
  • Côté motos, le vendeur le plus performant de motos électriques en France demeure le californien Zero Motorcycles. En 2017, il a en effet vendu plus de 70 véhicules.
  • Parmi les grands constructeurs, KTM propose un trail typé cross.

Avec l’avènement des vignettes Crit’Air qui restreignent la circulation dans les grandes agglomérations les jours de pollution, les deux-roues électriques ont un avenir prometteur…

ÉQUIPEMENTS : Aussi bien pour le pilote que pour la machine, des équipements innovants permettent de gagner en sécurité.

16.jpgOù suis-je ? Tomtom Rider 550
Un an après avoir dévoilé ses modèles de GPS 420 et 450, Tomtom fait déjà évoluer son GPS moto phare avec le Rider 550, qui accueille un processeur plus puissant et la connexion Wi-Fi. Et dans la logique des évolutions constatées dans tous les objets électroniques, le nouveau GPS devient notamment plus connecté. Côté look, on reste sur l’excellent design défini avec l’évolution Rider 400 en 2015. Et comme toujours depuis les premiers Rider, le GPS est étanche (pas besoin de housse). 399 €.

14.jpgPas de bobo au dos, Dainese Pro Armor back
Pour rouler en toute sécurité, Dainese présente sa nouvelle dorsale moto : la Pro Armor Back. Elle possède une bande lombaire ajustable et détachable et dispose de sangles amovibles. Afin de convenir à tous les motards et toutes les motardes, elle est proposée en deux versions : « long » et « short », toutes deux au même tarif. Coloris noir, 129,95 €.

15.jpgPare-buffle ! Dainese Light-Wave D1-2
Chez Dainese, on pousse toujours plus loin la sécurité du motard avec ce gilet haute protection ! Il présente des coques externes en polypropylène à tous les endroits névralgiques du haut du corps : thorax, dos, coudes, épaules. Léger et confortable avec sa maille ventilée, il s'ajuste grâce à des sangles de réglage placées aux épaules et aux bras. Certification CE, 299,95 €.

17.jpgSafety look, Jeans moto Bolid’ster
De fabrication française, les jeans Bolid’ster sont une révolution dans le domaine du vêtement moto : le look et le touché du jean, la résistance d’un pantalon cuir grâce à un tissu révolutionnaire, l’Armalith, inventé en 2003. La marque a été créée en 2015 et le succès ne se dément pas ! La collection 2018 vient d’être présentée : de 285 à 425 €, plusieurs modèles existent, avec comme nouveauté un fil de couture encore plus résistant… Points de vente sur www.bolidster.com

18.jpgAu secours ! Digades eCall Dguard
Le fabricant de composants allemand Digades lance le premier appel d’urgence 100 % moto. Grâce à des dizaines de capteurs mesurant de multiples informations sur la moto, le système est capable de discerner un mouvement anormal (chute ou arrêt soudain de la rotation des roues) et ainsi de détecter un éventuel accident. Relié au 112, le numéro des urgences en Europe, le pilote est alors secouru. Grâce au bouton d’urgence placé sur le guidon, tout motard peut prévenir les secours s’il arrive sur les lieux d’un accident. 599 € dans le réseau Technoglobe, et 29,95 € annuel.

Par Thibaut Amant – Photos DR